Visuel : Marie-Antoinette / ©Production / Columbia Pictures

 

HISTOIRE DU MAQUILLAGE

 

 

Je vous propose de la retracer brièvement

Du début :

 

De tout temps, hommes et femmes ont cherché à sublimer leur beauté grâce à des produits cosmétiques. L'utilisation de maquillage remonte à la nuit des temps et il est probable que les hommes préhistoriques pratiquaient déjà la peinture corporelle.

si l’on en trouve les premières traces écrites dans la Bible, l’archéologie a permis de retrouver des accessoires et des cosmétiques remontant à 5000 ans avant JC.

 

3000 ans avant notre ère, les Egyptiens utilisaient déjà des onguents et des huiles parfumées et maquillaient leur visage et leur corps à l’aide de différents colorants :

- rouge à lèvres à base de rouge minéral

- khôl à base d'antimoine ou de suie sur les paupières supérieures et les cils

- coloration au henné sur les ongles.

 

Il existe depuis toujours une forte croyance, chez les Egyptiens, ainsi que chez d'autres populations du monde antique... En effet, il paraitrait qu'à l'origine, le maquillage sur les lèvres permettait d'empêcher le diable d'entrer dans le corps de l'individu par la bouche. De la même façon, le Khôl des yeux avait pour but de protéger du mauvais oeil. En effet, les Egyptiens appliquaient ce khôl en cercle autour de leur yeux. Nous savons de manière plus scientifique qu'un cercle sombre dessiné autour de l'oeil absorbe la lumière du soleil et, en conséquent, minimise le reflet dans l'oeil.

Le khôl avait pour vertu de protéger des agressions du vent et du sable. Il servait à entourer l' oeil d'un long et large trait et à épaissir les sourcils. Les fards contenaient aussi des plantes médicinales pour prévenir des ophtalmies.

 

De plus, ces hommes et femmes pratiquaient déjà tous les rites de beauté que nous utilisons aujourd’hui ainsi que des soins du corps.

Certains ingrédients comme le limon du Nil s’utilisaient comme substance saponifiée, que les hommes et les femmes frottaient sur leur corps, pour obtenir une desquamation de la peau, en s’enduisant ensuite d’une huile, généralement parfumée.

Ces techniques et produits ont vite été transformés en fards et toutes sortes de produits de beauté, ce qui a permis de les commercialiser en les négociant dans certains pays d’Asie mineure et d’Afrique du Nord.

 

Finalement, nous pouvons conclure qu’à cette époque, chez les Egyptiens, la cosmétique et le maquillage étaient importants, d’une manière symbolique avant tout, mais aussi et surtout d'une manière très naturelle.

 

Les Croisés ont rapporté le maquillage en Europe du Nord à partir du XIIème siècle.

Dès le XIIIème siècle, les nobles utilisaient du fond de teint, de la teinture pour les cheveux et du parfum.

 

Au Ier siècle, la mode voulait que l’on s’éclaircisse la peau avec de la céruse et de la craie, qu’on souligne le regard d’un trait de khôl et que l’on rehausse son teint et ses lèvres avec du rouge. D’où le recours, abusif parfois, à des fards, poudres de riz, mais aussi des mouches, faux grains de beauté faits de mousseline noire, collés sur le visage ou la poitrine, pour faire ressortir cette blancheur du teint.

 

A partir du XVIIème siècle, l’usage du maquillage s’étend dans toutes les classes sociales. Alors qu’au XVIIIème siècle, on abusait du rouge et on se fardait même pour dormir, le XIXème siècle est marqué par un certain retour au naturel.

 

L'industrialisation et les progrès scientifiques ont bouleversé le monde des cosmétiques au XXème et au XXIème siècles, avec notamment l’apparition de parfums de synthèse, de tensioactifs et de conservateurs

 

Le XIXème siècle

 

L'idéal : avoir l’air mourant

A partir de 1830, l’idéal de beauté est d’avoir l’air mourant : « avoir bonne mine était trop bourgeois ». Sur le visage, on applique des fards jaunâtres, verdâtres et bleuâtres ; les veines sont dessinées au fard bleu ; l’œil se doit d’être cerné jusqu’à la pommette. Dans cette optique, les femmes souhaitent maigrir à tout prix –alors qu’au début du siècle on les préférait potelées. Pour ce faire, elles boivent du vinaigre et ne mangent que du citron.

Des fards gras aux fards secs

Heureusement, cette tendance morbide passe et le maquillage fait une avancée spectaculaire : les fards gras de jadis laissent la place à une version sèche. C’est Alexandre Napoléon Bourjois qui les lance en 1881, après avoir crée, avec son associé, les premiers sticks gras de la parfumerie théâtrale Ponsin, dont Sarah Bernhardt était friande.

L’industrialisation des cosmétiques

La seconde moitié du XIXème siècle voit apparaître l’industrialisation des cosmétiques. Les emballages esthétiques attirent l’œil, la chimie de synthèse et la pétrochimie améliorent les formules. Pour autant, nombre de produits de maquillage sont encore extrêmement toxiques, voire mortels, le plomb, le sulfure d’arsenic et les sels de zinc étant encore utilisés comme ingrédients.

 

Le XXème siècle

 

Un maquillage individualisé

Si les périodes précédentes instauraient des modèles à suivre, le XXème siècle prône, au contraire, un maquillage personnalisé, qui s’adapte à la forme du visage. Avec l’arrivée des couleurs à la télévision, il a fallu trouver une idée pour mettre le visage des acteurs en valeur à l’écran, cela marque la naissance des visagistes et des services de relooking.

La cosmétique, symbole de la libération féminine

Avant 1910, le maquillage est amoral et réservé aux prostituées. Mais à partir de cette période, les femmes militent pour leur indépendance. Elles défilent à News York en 1912 pour le droit de vote…en arborant hardiment un rouge à lèvres écarlate. Le maquillage se démocratise alors, il est vendu à bas prix dans les grands magasins et les premiers instituts de beauté font leur apparition.

Des formules améliorées

Dès 1906, des contrôles médicaux sont enfin effectués sur les cosmétiques. La céruse, responsable de milliers de morts depuis l’Antiquité, est bannie des formules. Les cosmétiques deviennent soin. La paraffine et la vaseline y font leur grande entrée.

 

Les années 1910 : un teint hâlé, une bouche et de yeux marqués.

 

C’est seulement au XXème siècle que la mode tend vers un teint hâlé, signes de vacances au soleil. Le cinéma muet, féru de gros plans sur des visages expressifs, incite à maquiller fortement yeux et bouches, pour accentuer les mimiques des acteurs. Maybelline crée le premier mascara en 1913 et le très culte rouge à lèvres « Baiser » fait son apparition en 1927.

 

A partir des années 1920 :

 

Les publicités des magazines vantent les mérites d’une vie plus heureuse grâce au maquillage. Durant la grande dépression de 1929, les Zuniennes se privent de nouveaux vêtements, mais pas de leur maquillage. Helena Rubinstein crée de petites trousses, spécialement pour les femmes sur les champs de bataille et Elisabeth Arden conçoit une lotion colorante pour les jambes, afin de pallier la pénurie de bas.

 

Les années 1990 : vers un maquillage naturel.

 

La tendance s’axe désormais vers des produits « pour une beauté naturelle ». Les ampoules et gélules font aussi leur apparition, pour agir de l’intérieur. Et si le maquillage n’est pas encore largement utilisé par les hommes, une ligne de soins est lancée pour eux en 1985 par L’Oréal

 

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